Pourquoi les motards sont particulièrement exposés aux traumatismes crâniens

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Les accidents de la route font plus de 4 000 morts, chaque année. Selon les neurochirurgiens, 80 % des victimes enregistrés meurent d’un traumatisme crânien et sont souvent des cas graves d’accident à deux roues. Ce fléau qui expose les conducteurs de deux-roues à de lourdes conséquences physiques et physiologiques mérite un intérêt particulier.

Les motards en danger

Particulièrement caractérisés par leur violence et leur gravité, les accidents à deux roues sont la première cause de mortalité des accidentés de la route. Les cyclistes et plus généralement les pratiquants de deux roues sont plus que tout autres usager de la route exposée à des collisions violentes, à des chocs frontaux qui donnent lieu à de lourds dommages corporels risquant d’avoir des conséquences lourdes sur leur avenir. Choc consécutif suite à une décélération brutale du cerveau, le traumatisme crânien entraîne selon sa gravité toutes sortes de complications allant d’un trouble moteur – et donc de la paralysie – aux troubles cognitifs, à savoir les outils de l’intelligence. Dans ce dernier cas, les conséquences peuvent être très variables : il peut s’agir d’une simple perte de la mémoire, de l’attention, jusqu’à des troubles plus importants, comme la désorientation temporelle ou spatiale, la perte des fonctions exécutives de décision ou une fatigue persistante qui peut durer plusieurs années. Et si tous ces troubles peuvent paraître acceptables, il faut bien comprendre leur enjeu principal, à savoir qu’ils remettent d’abord et avant tout la vie sociale du patient en cause. Il paraît alors évident que récupérer d’un trauma crânien s’avère être un parcours long et incertain. Ce handicap invisible parfois critique chez le jeune patient demande beaucoup de patience et de soutien à l’égard des victimes et mérite qu’on y accorde une attention particulière.

Indemnisation des traumatismes crâniens

L’indemnisation du traumatisme crânien est source de complexité en raison de la diversité des lésions pouvant subvenir à l’occasion d’un choc. L’expertise du traumatisé crânien demeure délicate même si le praticien expert dispose généralement de la cotation liée au score de Glasgow. Généralement, le médecin expert est assisté par un professionnel spécialisé dans un domaine médical.
La réparation du trauma crânien se révèle souvent être le besoin en tierce personne. La perte de gain professionnel futur, le reclassement potentiel du traumatisé sont également des paramètres fondamentaux à prendre en compte à l’occasion des expertises de la victime. Compte tenu des enjeux, de l’ampleur des séquelles, des conséquences lourdes et souvent définitives des traumas crâniens, l’assistance d’un avocat pour défendre les traumatisés crâniens s’avère plus que jamais indispensable. Les spécificités du traumatisme crânien requièrent de l’avocat un certain niveau de compétences. Il en va de même du médecin de recours indépendant que l’avocat met au service de la victime, pour qui les conséquences pratiques et psychologiques de telles pathologies doivent être parfaitement maîtrisées.